Difficulté du Chemin de l’Inca

Difficile mais à la portée d’une personne motivée et en bonne santé. Le détail, étape par étape, du dénivelé, de la distance et de l’effort.

L’essentiel

  • 45 km sur 4 jours et 3 nuits.
  • Point culminant : col Warmiwañusca, 4 215 m (2e jour).
  • 2e jour = le plus dur : plus de 1 200 m de dénivelé positif, en escaliers de pierre.
  • Aucune expérience d’alpinisme requise ; bonne santé et motivation suffisent.
  • Facteur clé : l’acclimatation à l’altitude (voir page dédiée).

À quoi s’attendre

Le Chemin de l’Inca n’est pas une course, mais ce n’est pas une promenade : le sentier, à partir du 2e jour et jusqu’au Machu Picchu, est ponctué de centaines de marches en pierre, en montée comme en descente. Le principal défi vient de la combinaison dénivelé + altitude, surtout lors de l’ascension du col à 4 215 m. La descente vers Wiñay Wayna sollicite ensuite beaucoup les genoux. En partant tôt chaque matin, chacun avance à son rythme et arrive tranquillement au campement.

Le détail par étape

Distance, dénivelé et niveau de chaque journée.
JourItinéraireDénivelé / duréeNiveau
J1 Km 82 / Piscacucho (2 650 m) → Huayllabamba (2 950 m) + 400 m / − 100 m · ~3 h 15 Facile
J2 Huayllabamba (2 950 m) → Paqaymayo (3 600 m), via le col Warmiwañusca 4 215 m + 1 250 m / − 600 m · ~4 h 30 Difficile
J3 Paqaymayo (3 600 m) → Wiñay Wayna (2 710 m), via les cols Runkurakay et Phuyupatamarca + 520 m / − 1 410 m · ~5 h 15 Soutenu
J4 Wiñay Wayna (2 710 m) → Machu Picchu (2 450 m) par la Porte du Soleil + 140 m / − 400 m · ~1 h 45 Facile

Le 2e jour est le plus éprouvant : longue montée continue jusqu’au « col de la femme morte » (Warmiwañusca, 4 215 m). C’est là que l’altitude se fait le plus sentir — voir altitude et mal des montagnes.

Bien se préparer

Une préparation par de la marche régulière (et des montées d’escaliers) dans les semaines précédant le départ rend l’expérience bien plus agréable. Mais le facteur déterminant reste l’acclimatation : 2 à 3 jours à Cusco avant de partir. Côté équipement, des chaussures rodées et des bâtons de marche font une vraie différence — voir la liste de matériel.

Questions fréquentes

Le Chemin de l’Inca est-il difficile ?
C’est une randonnée difficile mais accessible à toute personne en bonne santé et motivée — aucune expérience d’alpinisme n’est requise. La difficulté tient surtout aux longues montées d’escaliers en pierre, au col à 4 215 m et à l’altitude. Le 2e jour est le plus exigeant ; les autres étapes sont plus douces.
Quelle condition physique faut-il pour le Chemin de l’Inca ?
Une condition physique correcte suffit : il faut pouvoir marcher plusieurs heures par jour sur terrain accidenté avec un sac léger. Une préparation par de la marche régulière dans les semaines précédant le départ, et une bonne acclimatation à l’altitude, facilitent grandement l’expérience.
Quel est le jour le plus dur du trek ?
Le 2e jour, sans hésitation. Il enchaîne une longue ascension d’escaliers jusqu’au col Warmiwañusca à 4 215 m (le point culminant), avec plus de 1 200 m de dénivelé positif. On part tôt le matin pour avoir tout le temps de monter à son rythme et d’atteindre tranquillement le campement.
Faut-il un entraînement spécifique ?
Pas d’entraînement de haut niveau, mais préparez-vous : randonnées régulières, montées d’escaliers, cardio léger. L’essentiel reste l’acclimatation à l’altitude (2 à 3 jours à Cusco) et le bon matériel, notamment des chaussures rodées. Marchez à votre rythme : la régularité prime sur la vitesse.