Huayna Picchu : billet, quota et difficulté
Le pic que l'on voit derrière la cité sur toutes les photos. Trois cent cinquante personnes par jour y montent, sur réservation, et jamais au dernier moment.
Ce que c'est
Le Huayna Picchu est le sommet abrupt qui ferme le fond du décor sur la photographie classique du Machu Picchu. Les Incas y ont construit des terrasses et un petit temple, accessibles par un escalier taillé dans la roche qui monte d'environ 290 m sur à peine 2 km.
La montée prend une heure à une heure et demie selon la condition physique, et autant pour redescendre. Ce n'est pas long ; c'est raide, étroit et exposé.
Le quota : 350 places par jour
L'accès est limité à 350 personnes par jour, réparties en deux groupes : un premier entre 7 h et 8 h, un second entre 10 h et 11 h. Le billet s'achète en même temps que l'entrée du sanctuaire — il n'est pas possible de l'ajouter une fois sur place.
L'entrée est interdite aux moins de 12 ans, pour des raisons de sécurité. Le tarif est de l'ordre de 200 soles, et le billet donne accès au circuit desservant la partie basse du site en plus de la montée.
La difficulté, honnêtement
Le danger n'est pas l'effort, c'est le vide. L'escalier est étroit, souvent humide, parfois sans main courante, avec des passages où l'on se tient au câble. Si le vertige vous concerne, même modérément, vous le saurez dans les dix premières minutes — et il n'y a pas de demi-tour confortable dans un escalier à sens unique bondé.
Après quatre jours de Chemin de l'Inca, la question se pose autrement : les jambes ont déjà donné, et beaucoup de randonneurs préfèrent garder leur matinée pour visiter la cité tranquillement.
La Montaña Machu Picchu, l'autre option
En face, la Montaña Machu Picchu monte plus haut mais sur un sentier large, sans exposition, avec un quota moins tendu. La vue est plus lointaine et plus large — moins spectaculaire sur la cité, plus impressionnante sur la vallée. Pour un voyageur sujet au vertige, c'est le bon choix, et il reste disponible plus longtemps.