Warmiwañusca — la passe de la Femme morte

À 4 215 m d'altitude, Warmiwañusca — « la femme morte » en quechua — est le point le plus haut du Chemin de l'Inca et l'étape la plus exigeante du parcours.

La montée, concrètement

Le deuxième jour part de Wayllabamba, vers 3 000 m, et monte sans répit jusqu'au col. Environ 1 200 m de dénivelé positif sur une demi-journée, presque entièrement sur des marches de pierre inca — irrégulières, hautes, impossibles à prendre à un rythme régulier.

La difficulté n'est pas la pente seule : c'est la pente à cette altitude. Au-dessus de 3 800 m, l'air contient environ 40 % d'oxygène en moins qu'au niveau de la mer, et la dernière heure se marche en très petits pas, avec des arrêts fréquents. Les groupes s'étirent énormément sur cette section ; c'est normal et prévu.

D'où vient le nom

Warmiwañusca signifie littéralement « femme morte » en quechua. Le nom ne commémore aucun drame : vu depuis la vallée, la ligne de crête dessine la silhouette d'une femme allongée, et le col occupe la place de son cou. Les randonneurs francophones connaissent surtout la traduction — « la passe de la Femme morte » — qui donne au lieu une réputation plus sinistre qu'il ne la mérite.

Comment l'aborder

Trois choses font la différence, et aucune n'est un secret. D'abord l'acclimatation à Cusco : deux jours minimum avant le départ. Ensuite le rythme — partir volontairement plus lentement que ce dont vous vous sentez capable pendant la première heure. Enfin l'hydratation, en continu, bien avant d'avoir soif.

Le col franchi, la journée est faite. On redescend vers Pacaymayu pour le campement, et le troisième jour, bien que plus long, ne présente plus rien de comparable. Le détail du profil est sur la carte du trek, et la question du soroche sur la page altitude.

Pourquoi ce nom

Vue depuis la vallée, la ligne de crête de la passe dessine la silhouette d'une femme allongée — d'où son nom. Le col se franchit au deuxième jour, après une longue montée régulière depuis le camp de Wayllabamba à travers la forêt de nuages, puis la puna, ces hauts pâturages d'altitude balayés par le vent.

La montée la plus dure du trek

C'est ici que l'altitude se fait le plus sentir : le souffle se raccourcit, le rythme ralentit. Mieux vaut monter lentement, à son propre pas, en buvant régulièrement et en faisant des pauses fréquentes. Une bonne acclimatation à Cusco les jours précédents fait toute la différence. Pour anticiper le mal des montagnes (le soroche), reportez-vous au guide du Chemin de l'Inca.

La récompense du sommet

Du col, le regard embrasse les vallées franchies et celles qui restent à parcourir. La descente vers le camp suivant, dans la vallée de Pacaymayo, est raide mais ouvre sur les sites incas de la seconde moitié du trek, jusqu'à Wiñay Wayna et la Porte du Soleil. Retrouvez tous les sites emblématiques du parcours.